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Laurent Delahousse. 20 heures France 2. Laurent Delahousse les boys bands. Perrine Bonnet. Perrine Bonnet France 2. Michel Liberman. Marie-Christine Maillet, Filip Nikolic. Filip 2Be3 gay. Andrew Mac Carthy. Andrew G-Squad. Quentin Elias Alliage. Arnaud Courté boy friend Filip Nikolic. Valentine Del Morel. Laurent Manganas, Astrid Faguer, Pénélop Marcelin. Partir un jour.  Love Me Do. François Gibault. Les hommes de la rue du Bac. Les éditions du Cherche Midi.
Il aurait dû lire "Boys Bands Secrets" pour éviter de passer pour un crétin.

 

    La stupidité de l'année ! Laurent Delahousse a osé affirmer que le premier boys band c'étaient les Beatles dans son "20h30 le samedi" sur France 2, dans un sujet intitulé "Le vertige des boys bands". Sa comparaison fut une ânerie sans nom qui montre qu'il n'a aucune culture musicale et que franchement il n'a pas sa place au journal du week-end du 20 heures. Un boys band, comme chacun le sait, c'est un groupe musical formé de toutes pièces par les producteurs le plus souvent sur casting, et qui ont une plastique à faire rêver. Or, les Beatles dès le début en 1960 à Liverpool, c'était un groupe de rock, fondé par John Lennon rejoint par Paul McCartney, George Harrison, puis Ringo Starr, ce qui n'est évidemment pas le cas des Worlds Apart, des G-Squad, d'Alliage et autres qui ont été recrutés sur casting. Et on ne peut pas dire que les Beatles étaient très sexy. On les a jamais vus torse nu et montrer leurs pecs. La seule comparaison qu'on peut faire, c'est que les fans étaient hystériques.

   "Oui, c'était nul les Beatles et les boys bands, cela n'a rien à voir" estime à juste titre Marie-Christine Maillet qui a fondé le groupe G-Squad. De fait, John Lennon qui a écrit tant de chefs-d'œuvre tel "Imagine" en 1971 a du se retourner dans sa tombe d'avoir été comparé à Filip des 2Be3 ou Nathan Moore des Worlds Apart qui était interviewé, c'est comme si on disait que Beethoven, c'était le premier Saint-Preux.

   Même son de cloche chez les fans, tel Audrey Mourier, la présidente du fan club des 2Be3 pour qui Delahousse a surtout ressorti des poncifs et qui aurait aimé qu'on parle plus de véritables sujets sur les boys bands et qu'on ne repasse pas des images déjà vues partout ailleurs, d'autant plus qu'on fête cette année les 30 ans du phénomène boys bands. Franchement, France 2 surtout au 20 heures aurait pu faire un effort ou choisir un angle plus intelligent en plus avec le décès récent d'Andrew des G-Squad, le 15 janvier dernier, après Filip Nikolic des 2Be3 et Quentin Elias d'Alliage, c'est le troisième leader à disparaitre chacun à la suite d'une overdose de médicaments.

   Là, il y avait un vrai sujet. 

   La comparaison avec les Beatles est d'autant plus stupide que le mot "boys band" n'existe que depuis 1996, en effet si Delahousse avait lu mon livre "Boys bands secrets" sorti chez Amazon, ou encore consulté Wikipédia, il aurait appris que j'ai inventé ce mot en faisant un franglais au mot anglais "boy band" en ajoutant un "s" à "boy" et publié le 27 septembre dans Le Parisien étant le responsable de la rubrique rock. Je trouvais que cela apportait un côté sensuel et sexy pour décrire le phénomène, mais surtout pour se moquer d'eux et des groupes "préfabriqués", Filip Nikolic a pleuré lorsqu'il a lu ce mot "boys bands" car il considérait former un groupe depuis longtemps avec Frank Delay et Adel Kachermi à Longjumeau.

   Visiblement homophobe, Laurent Delahousse qui n'arrivait pas à prononcer le mot "gay" lorsqu'il avait reçu en 2018 le chanteur Eddy de Pretto parlant de "gens comme vous" n'a pas pu concevoir le côté gay des boys bands évoqué dans mon livre et qui transpire dans le mot faisant rebondir le verbe "bander". Filip Nikolic a quitté sa compagne, pour un homme, Arnaud Courté, dont le coming-out posthume a déchainé les passions l'année dernière,  Andrew Mac Carthy des G-Squad qui s'affichait ouvertement gay a finalement choisi les bras d'une femme, quant à Quentin Elias d'Alliage il tournait à la fin de sa vie dans des films pornos gays.

   Là, il y avait encore un vrai sujet.   

    Aussi, quand Delahousse utilise ce mot "boys band" en parlant des Beatles alors que c'est péjoratif, c'est à se tordre de rire. Mais l'actualité pour Laurent Delahousse, ce n'est plus son fort et ce n'est pas la journaliste Perrine Bonnet qui a fait le grouillot pour lui d'avoir réhaussé le niveau. On se demande d'ailleurs pourquoi Delahousse n'a pas fait sauter le sujet sur les boys bands compte tenu de la guerre en Iran. Et cela montre qu'il n'est plus à la hauteur du 20 heures du week-end de France 2. Qu'il laisse sa place à quelqu'un de plus compétent.     

    Le comble de l'absurdité de cette comparaison des fab four avec les boys bands a été atteint par Valentine del Moral, auteur du livre "Et les Beatles montent au ciel", racontant que les Beatles ont eu du succès selon elle "car on leur a fait une coupe au bol et parce qu'ils ont lancé la mode des boots", alors que c'est peut-être la qualité des chansons qu'ils écrivaient et composaient qui ont fait ce qu'ils sont devenus. 

   Et Michel Liberman, ex directeur de EMI, le fossoyeur des 2Be3 qu'il avait signés, de confirmer ces âneries en se moquant de la première chanson des Beatles "Love Me Do" comme si "Partir un jour" avait la même qualité. Sortie en 1962 "Love Me Do" a lancé les Beatles et elle avait été écrite principalement par Paul McCartney avec la collaboration de Lennon, une chanson qui a fait le tour du monde ce qui n'est pas le cas de "Partir un jour" écrit par le directeur artistique des 2Be3, Laurent Manganas, se cachant sous le pseudonyme de Pénélope Marcelin. On comprend que Liberman ait été viré d'EMI.

   En plus, alors que Laurent Delahousse est fortement critiqué pour ses complaisances avec le pouvoir, qu'il sera sûrement évincé pour les prochaines présidentielles, que l'actualité est en pleine tourmente avec l'affaire Epstein et toutes les ramifications qu'on découvre chaque jour, il aurait pu éviter de mettre en avant une certaine Astrid Faguer pour parler des boys bands alors que son livre sur le sujet fait la part belle à François Gibault, l'avocat de Filip des 2Be3, accusé d'être le cerveau d'un vaste réseau de pédocriminalité mêlant des intellectuels, des politiques, et des patrons de presse, faits qu'il nie mais qui ont été reconnus par certains des mis en cause. Ces pédocriminels ont été surnommés "Les hommes de la rue du Bac " par le quotidien "Libération" car leurs abominations sur les enfants se déroulaient dans un logement cossu de cette rue située rive Gauche, non loin de la rue du Cherche Midi et, comme par hasard, nom de la maison d'édition qui a sorti le livre de Faguer,  

  Et comme le souligne si justement Marie-Christime Maillet :  "Oups les dossiers sortent".       

 

 

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