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Publié le mardi 13 mai 2008

La polémique entre l’AFP et le Ministre de la Culture Christine Albanel fait sourire, surtout quand la société des journalistes de cette agence de presse, par la voix de Christophe Beaudufe s’indigne estimant que diffuser des communiqués n’est « plus dans le domaine du journalisme ». Il y a bien longtemps que l’AFP n’en fait qu’à sa tête oubliant la charte des journalistes qui se doit de respecter l’objectivité entre les faits et les propres commentaires. Ainsi personnellement, j’ai eu à faire les frais de cette façon de faire. J’ai écrit un livre sur Barbara, (« A l’ombre de Barbara » Ed. du Rocher ) à l’occasion des dix ans de sa mort, et quelques jours avant la date anniversaire le 24 novembre 2007, l’AFP a évidemment diffusé une dépêche relatant les nombreuses publications. Mais qu’elle ne fut pas ma surprise de voir que mon livre n’était même pas cité parmi les ouvrages sortant à cette occasion. Evidemment, au lieu d’accuser l’incompétence du service de presse des éditions du Rocher, j’ai pris mon téléphone et demandé au responsable musical de l’agence, un certain Paul Ricard, et auteur de la dépêche, les raisons de cet oubli. Je me disais qu’il avait peut être revendu par mégarde le livre chez Gibert comme le faisait Bernard Pivot dont j’étais le voisin rue Palatine, ou bien qu’il s’en était servi pour caler son bureau devenu bien bancale depuis le départ de Didier Saltron qu’il a remplacé. Et c’est avec un certain aplomb que ce Ricard me répondit : « Je trouve votre livre racoleur et je n’ai pas voulu en parler ».
Surpris, je lui rétorque : « C’est votre droit, mais vous auriez pu au moins expliquer pourquoi il est racoleur, et à défaut au moins le citer parmi les sorties, cela aurait été la moindre des choses. Cela aurait été professionnel ».
Et Ricard d’ajouter avec la mauvaise foi d’un gastéropode qui se nourrit de mauvaises feuilles : « N’insistez, pas c’est mon choix, et c’est un choix purement subjectif. Oui, je dis bien subjectif !... Un journaliste est quelqu’un de subjectif !... Estomaqué, je ne pu que raccrocher, songeant bien amer quelle raison, surtout quelle déraison, pouvait admettre un tel comportement. Comment en est-t-on arrivé à ce point là à mettre en avant le manque d'objectivité comme un fait d’armes, comme si c’était la bonne façon d’aborder l’information ?
Comprenant alors mieux la colère de Fréderic Lefebvre, porte parole de l’UMP, dont le communique est resté dans la poubelle, je soulignerais en faisant un peu de psychanalyse version Freud revisitée Ka, que cette façon de procéder de l'AFP doit être due au complexe de l’escargot qui anime les journalistes d’agence de presse. A part quelques exceptions, il est vrai que ceux-ci en restant confinés dans leur coquille, bavent toujours dans l’ombre, leur rôle étant d’informer les autres médias. Ainsi, s’ils nourrissent âprement les feuilles de choux, leur nom n’est jamais cité. Et j’avoue qu’au Parisien, je les ai pompés sans vergogne !...
Et si l’escargot a le pénis et le vagin sur la tête, et même s’il y a beaucoup de crane d’œuf à l’AFP, j’ajouterais que leur complexe majeur est d’avoir l’impression de travailler dans un service public. Il faut dire que leur agence a été largement subventionnée par l’Etat et à l’étranger, c’est un peu la voix de la France.
De là à penser que les employés de l’escargotière de la Place de la Bourse enfreignent l’un des dix commandements de la charte du journaliste, précisant qu’un journaliste ne « touche pas d’argent d'un service public », il n’y a qu’un pas. Un petit pas d’escargot, évidemment.

Kävin’Ka

 

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