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Publié le 15/02/2010

 

 

La catastrophe que la perle des Caraïbes vient de subir ne serait pas due à la fatalité d'un dérèglement naturel, ni encore moins "à une malédiction" comme l'a affirmé scandaleusement Laurence Ferrari sur TF1 lors des premiers reportages sur le séisme qui a fait plus de 200.000 morts. L'origine serait plutôt celle de la folie des hommes qui, pour asseoir leurs chimères de grandeur, ont bouleversé l’ordre de la nature, et le grand coupable en la matière n'est autre que la France. En effet, le tremblement de terre aurait finalement pour origine les nombreux essais nucléaires français effectués en Polynésie Française et dont les ondes de choc ne se sont pas dissipées avec le temps, bien au contraire, mais ont fini leur course sur Haïti.

Les défenseurs du génie tricolore affirmeront que ce n’est pas possible, que c'est une ineptie sans nom. D’une part les essais se sont déroulés il y a longtemps, le dernier ayant eu lieu en 1995 sous l'impulsion du président Jacques Chirac malgré les protestations de la communauté internationale. D'autre part Mururoa est situé dans le Pacifique et Haïti dans l’Atlantique, argumentant par là que si vous jetez une grenade dans votre piscine, cela ne va pas perturber celle de votre voisin. C’est oublier que l'ondulation sismique sous terre n'avance pas à la même vitesse qu'en surface, mais très lentement et que les deux continents américains sont d’une telle masse que la seule porte de sortie, la seule faiblesse pour les oscillations et les vibrations venant des ténèbres nucléaires, se révéle être cette maigre bande de terre qu’est le golfe de Panama entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud débouchant sur les Caraïbes. Regarder une carte. On peut presque tirer une ligne droite dans les deux océans pour relier Mururoa et Haïti et cette rectiligne passe bien par Panama. Dont acte !

Il faut savoir que depuis le 13 février 1960, date du premier tir, la France a effectué près de 210 essais nucléaires dont carrément 146 souterrains en Polynésie Française transformant les sous-sols des lagons proches des atolls de Mururoa et Fangataufa en véritable gruyère sous marin dans une région hautement volcanique. Le plus violent des essais fut de 2,6 mégatonnes. A titre de comparaison la bombe lancée sur Hiroshima n’était que de 0,015 mégatonnes !...
Sous le Pacifique, les multiples fissions nucléaires ont donc fortement endommagé la croute terrestre. L’énergie colossale déclenchée par la puissance des tirs avec la réaction en chaine de la matière en fusion a abimé la structure des atolls. L'onde des explosions a surtout entrainé de violentes contraintes sur les plaques tectoniques particulièrement fragiles à cet endroit de notre planète. Les ondes de volume, qui à l’intérieur du globe se propagent donc très lentement et peuvent suivre des trajets complexes; ont mis alors plusieurs années avant d'atteindre les bords de la plaque Pacifique.  L'ondulation nucléaire dans la plaque tectonique Pacifique n'a pu se dilater vers le haut à cause de l'importance de la plaque Nord Américain, ni encore moins vers le sud bloqué par l’Antarctique. Dans un premier temps, elle s'est dirigée vers l'Asie en percutant la plaque australe provoquant le Tsunami de 2004. On voit nettement que la vague a été provoquée par un mouvement venant du Pacifique. De l'autre côté, l’ondulation qui aurait pu percuter la faille Andreas qui menace d’ensevelir toute la côte ouest des Etats-Unis dont Los Angeles, a préféré s'engouffrer vers la plaque des Cocos qui englobe le golfe de Panama et ressemble à une sorte de verrou, une soupape entre les deux continents américains. A son tour à la façon d'un jeu de domino gigantesque, la plaque des Cocos s’est mise à pousser la plaque Caraïbe, celle-ci ripant ensuite l'extrémité sud de la plaque Nord Américain dont on voit que la jonction des deux se fait exactement au niveau d’Haïti, provoquant par là même le tremblement de terre ravageur. Tout cela bien sûr sans parler de la radioactivité qui doit jouer les sirènes dans les profondeurs marines transformant la ffaune.

Les essais nucléaires français avaient lieu sous l’eau dans des puits creusés dans la roche et simplement rebouchés par du ciment qui, avec l’érosion du sel de la mer, se dégradent irrémédiablement. "C’est comme si au sommet d’un volcan vous aviez creusé un trou ! " rappelait un opposant aux essais dans le documentaire "Un Paradis radioactif" diffusé sur Arte. Ce document exceptionnel réalisé par un anglais Ben Lewis en 2005 a été reprogrammé à l’occasion du douteux cinquantième anniversaire du premier essai nucléaire français, manière habile de réveiller les consciences avant le déplacement du président de la République en Haïti.

Pour l’instant aucune plainte officielle n’a été déposée contre la France, mais sur place on comprend mieux le mépris des Américains envers les Français, manière de leur signifier devant l’ampleur du désastre, les milliers de morts, l'amas de gravats des maisons détruites : "Tout cela c’est votre faute, en voulant jouer dans la cour des grands, vous avez joué aux apprentis sorciers"

  En visite à Haïti, Nicolas Sarkozy vu la 356 millions qu'il a promis n’en a pas les frais ni s'est fait traiter de "Godzilla" comme dans le film où le scénario a imaginé qu’un lézard est devenu monstrueux à la suite des essais nucléaires français...

 


Kävin'Ka

 

 

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