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Par Kävin'Ka...

Jean-Luc Mélenchon : "Macron veut tout uberiser !..."

Invité de "Bourdin direct" sur BFMTV-RMC, Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron et son imposture gouvernementale. "Macron n'est pas du PS, il est tout simplement de droite", déclara-t-il dénonçant l'attitude du ministre de l'Economie et des Finances sur le travail des Français. "Monsieur Macron ne sait pas que les gens ont un métier... Il se figure que n'importe qui peut être boulanger, peut être coiffeur, peut être taxi.... Il veut tout uberiser... Et bien non, ce n'est pas possible..." . Le candidat à l'élection présidentielle et député européen estima surtout qu'Emmanuel Macron, mais aussi François Hollande et Manuel Valls, a une perception du travail désuette si ce n'est archaïque. "Ils ont une vision qui ne comprend rien au métier. Ils ont une vision ou tout le monde doit être en compétition avec tout le monde. Le management moderne, cela n'est pas cela. Le management moderne, cela repose sur la confiance (qu'on ne peut pas évaluer) et la compréhension des gens entre eux... Donc stop !... Assez de guerre partout !... Ils n'y connaissent tellement rien qu'ils sont encore dans l'ancien management où on contrôle tout et tout le monde, où on fait des fiches d'évaluation sans arrêt, où on passe plus de temps à faire des fiches qu'à bosser...".

Ainsi, l'ex candidat du Front de gauche en 2012 apporta tout son soutien aux grévistes de la loi Travail alors que le godillot de l'info qu'est Jean-Jacques Bourdin faisait depuis le début de la matinée sur l'antenne de RMC une curieuse campagne contre eux jugeant inadmissible leur action avec les inondations, se mettant ainsi du côté de patron de la SNCF et de Valls. "Ils défendent l'intérêt général, ils défendent l'intérêt du service public, nota Mélenchon. Je sais que cela embête plein de monde et moi-même car je suis un usager du train et du métro. Ce qui est irresponsable, c'est de s'entêter contre les travailleurs. Les gens ne veulent pas de cette loi, ils le disent dans la rue, les parlementaires ne veulent pas de cette loi et le disent dans l'hémicycle et malgré tout le gouvernement veut passer la loi en force. Qui prend en otage qui ? Et Jean-Luc Mélenchon tandis que Bourdin semblait s'offusquer qu'il soit contre le 49,3 de souligner qu'à l'étranger on ne comprend pas le "bazar" qu'il y a en France. "Chez nous une loi peut passer même si personne ne la vote à l'Assemblée, même si tout le monde est contre". Mélenchon s'est donc prononcé pour un changement de la Constitution espérant que le gouvernement saute en juillet avec la motion de censure à l'Assemblée : "Valls a dit c'est la loi, ou c'est moi...". Et celui qui a écrit "Qu'ils s'en aillent tous" publié chez Flammarion en 2010 s'est d'ailleurs amusé en ouverture du "Bourdin Direct", que Le Figaro le surnomme "L'artilleur de Stalingrad" en titre du compte rendu du premier meeting de sa campagne présidentielle qu'il a organisé, dimanche place Stalingrad à Paris, avec le défilé des insoumis. En clin d'oeil à son propre destin de candidat à la présidence, Jean-Luc Mélanchon ne manqua pas de faire une référence à l'Histoire : "Stalingrad, c'est la bataille qui a retourné la deuxième guerre mondiale...".

Tag(s) : #politique

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