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Frans Jeppsson Wall
Frans Jeppsson Wall

Alors que certains se gargarisent de la 6ème place d'Amir Haddad à l'Eurovision, c'est plutôt la honte. Le franco-israélien âgé de 31 ans et qui représentait la France a été devancé par un gamin de 17 ans, Frans Jeppsson Wall, qui défendait les couleurs de la Suède se classant devant lui à la cinquième place. Frans est un jeune artiste haut comme trois pommes, complètement inconnu sauf au pays d'Ikea, qui d'emblée s'est imposé par un style très personnel avec sa chanson "If I Were Sorry" (Si j'étais désolé). Né le 19 décembre 1998 à Ystad, une petite ville portuaire de l'ouest de la Suède, Frans dont la voix est exceptionnelle est surtout connu chez lui pour avoir chanté en 2006, alors qu'il avait huit ans, sur un hymne de foot avec le groupe de reggae Elias “Who' s da Man” dédié au footballeur suédois Zlatan Ibrahimović resté au sommet des ventes en Suède pendant 13 semaines. Frans qui avait depuis continué une vie normale d'un enfant suédois a été sélectionné pour l'Eurovision après avoir gagné le 12 mars dernier "Le Melodifestivalen 2016", le concours de la chanson qui permet de choisir le représentant de la Suède. Ce qui n'est pas le cas en France, Amir Haddad ayant été choisi par une cooptation de professionnels dont il faudrait un jour mettre un terme, pour que celui qui défend les couleurs de l'hexagone soit vraiment choisi par les Français et non par des magouilles du show-biz. Cela aurait peut-être aussi évité toute cette polémique sur le fait que son refrain soit en anglais avec le gouvernement le taclant sans oublier les commentaires acerbes sur les réseaux sociaux contestant sa légitimité en tant qu'israélien de représenter la France. Et en riposte, les partisans d'Amir proches d'Israël de se moquer de la lauréate de l'Ukraine Jamala et de ses origines musulmanes des Tatars de Crimée accusant ceux-ci d'avoir collaboré avec les nazis.

Outre toutes ses considérations aux relents malsains, on se demande toutefois comment Amir Haddad a pu arriver à la 6ème place. Outre la mélodie de la chanson qu'on ne retient pas à l'opposé de "Loin d'ici" la chanson en français de l'autrichienne Zoé qu'on repasse en boucle pour danser, son show était lamentable guère à la hauteur de la scène grandiose qu'est l'Eurovision. On avait l'impression qu'il se promenait comme un canard pour un show-case au Queen. Côté chant, il était bien loin de la qualité du suédois Frans qui n'a pas bénéficié comme lui du même soutien médiatique hors normes avec tout France 2 et surtout TV5 Monde pour une diffusion européenne. Surtout sa chanson "J'ai cherché" est d'une incroyable banalité, bien loin de la profondeur de celle de Jamala. Sans doute que Nathalie André, la directrice des divertissements de France 2 et chargée de sélectionner le candidat français, a visiblement encore "fait une connerie" pour reprendre ses mots. En 2015, elle avait privilégiée la voix, cette année, elle a mis l'accent sur le charme pensant qu'Amir Haddad avait l'étoffe. Elle a oublié qu'il ne suffisait pas simplement d'être beau gosse, mais qu'il fallait peut-être aussi que la chanson ne soit pas que du vent, que les paroles signifient quelque chose de plus profond qu'un cornichon abandonné par sa dulcinée... Mais surtout pour faire oublier la platitude des paroles, le refrain aurait pu être chanté en hébreu et non en anglais, cela aurait évité toute la polémique de "nivellement par le bas", pour reprendre les mots de Bernard Pivot, montrant qu'Amir Haddad en avait dans le ventre, lui qui a quitté la France pour s'installer en Israël. C'est ballot de n'y avoir pas pensé !...

Kâvin'Ka

Tag(s) : #Eurovision

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