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Par Kävin'Ka

Pour Laurent Wauquiez avoir traité Valérie Pécresse d'incarnation de " la race blanche" est indigne d'un président de l'Assemblée Nationale. Le "Flippe ta race du perchoir", ajoutera-t-on, s'est comporté comme un voyou du 9-3 à l'idéologie raciste.
Pour Laurent Wauquiez avoir traité Valérie Pécresse d'incarnation de " la race blanche" est indigne d'un président de l'Assemblée Nationale. Le "Flippe ta race du perchoir", ajoutera-t-on, s'est comporté comme un voyou du 9-3 à l'idéologie raciste.

Invité ce matin par le concertiste de l'info, Jean-Jacques Bourdin sur BMFTV-RMC, Laurent Wauquiez, le conquérant Républicain de la région Rhône-Alpes Auvergne, n'a pas mâché son invective contre le socialiste Claude Bartolone estimant que celui-ci n'est plus digne de la présidence de l'Assemblée Nationale. Qu'il "doit se retirer de sa fonction", non parce qu'il a perdu aux régionales, mais compte tenu de ses propos contre Valérie Pécresse qu'il a traitée en pleine campagne d'être l'incarnation de "la race blanche...". Il est exact que celui qui est censé représenter le quatrième personnage de l'Etat, et qui a été confirmé ce matin-même à sa guérite à l'Assemblée par ses coquins de copains malgré sa défaite à la tête de l'Ile-de-France, n'a plus vraiment la respectabilité qui convient à un tel poste ayant fait preuve d'un manque certain de probité, d'un dérèglement des devoirs de langage imposés par sa charge, trahissant même un esprit perturbé à la façon des voyous du 9-3 dont il est député. Si on reprenait leur langage, on pourrait dire qu'il s'est comporté en "bouffon" dans la bataille des élections. Irait-on jusqu'à ajouter qu'il a eu une attitude de "bâtard" ?...

Toujours est-il que "Bartolone n'est pas à la hauteur de l'hémicycle", a lancé Laurent Wauquiez demandant sa démission. Le "Flippe ta race du perchoir", pourrait-on dire encore parodiant l'élocution cité, avait ainsi "bavé" dans une interview sur le site de L'Obs, faisant une altération douteuse d'un retournement du racisme au niveau du caniveau, s'en prenant à la tête de liste des Républicains qu'il affrontait, crachant au passage sur les habitants de l'Ouest parisien avec cette même volonté trouble du gouvernement d'opposer les Français pour mieux régner : "Mme Pécresse tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux". Particulièrement conscient de ce qu'il disait, Bartolone avait alors sciemment fait un amalgame malsain avec les propos de Nadine Morano et sa phrase "La France est un pays de race blanche" se montrant au diapason des idéologues et des acteurs politiques racistes.

Particulièrement choquée, et on la comprend, Valérie Pécresse avait annoncé qu'elle allait porter plainte pour injures aggravées. Fraîchement élue à la tête de la première région de France, va-t-elle poursuivre ? On ne le sait pas, mais elle a sûrement maintenant d'autres chats à fouetter. Bartolone qui était absent aujourd'hui à l'Assemblée, et qui a été hué par les élus de droite, a toutefois reconnu que son expression "n'était pas forcément calibrée" sans vraiment s'excuser prétextant son absence pour raison de santé ce qui tombait à pic afin de ne subir les foudres de la colère Républicaine. Quoiqu'il en soit, selon Wauquiez, les propos de Bartolone restent inadmissibles en discours politique. Se plaçant au registre des marginaux, sa crédibilité s'est évidemment envolée comme celle de Nadine Morano qui fut écartée de l'investiture sur la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine à la suite de son dérapage, le 26 septembre dernier sur France 2, dans une "Ruquiercrade" mémorable provoquant le tollé que l'on sait et la mise au point de Nicolas Sarkzoy : "On ne peut pas, laisser penser que la France est un pays de race blanche. La France n’est pas une race. Le dire, ce n’est pas une opinion, c’est stupide, faux et gênant...".

Au cours de ce face à face chez Bourdin, le conquérant Wauquiez a surtout montré qu'il avait de l'envergure et qu'il n'allait pas, comme certains, s'embarquer dans des "magouilles politiciennes" sur un possible partenariat des Républicains avec le gouvernement socialiste prôné la veille par le collabo de Jean-Pierre Raffarin (1). En effet, si Wauquiez a déclaré qu'il pouvait lui aussi "travailler avec le gouvernement", un peu pressé il faut l'avouer par le concertiste de l'info qui voulait sa phrase du jour, il a surtout nuancé ses propos estimant qu'il était hors de question de le faire s'il était encore proposé pour lutter contre le chômage la énième mesure de traitement social consistant à mettre les gens en formation pour les sortir des statistiques. "C'est sans moi, a-t-il affirmé. Je crois au social par le travail, je ne crois pas au social par l'assistanat...".

Sans aucun doute, Laurent Wauquiez se positionne de plus en plus comme le véritable et sincère renouveau de la droite autoritaire d'autant qu'avec le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, accusée de "lèse-jacasserie" sur le "ni-ni", il se retrouve numéro deux au siège des Républicains aux côtés de Nicolas Sarkozy qui pourrait voir en lui le dauphin adéquat pour les primaires d'autant que l'ancien président semble avoir donné quelques signes de lassitude de l'arène politique, à défaut de fatigue, ayant préféré assister le soir des élections au match du PSG... But !

(1) Jean-Pierre Raffarin sur RMC, quel collabo ! http://kavinka.over-blog.com/2015/12/jean-pierre-raffarin-sur-rmc-quel-collabo.html

Tag(s) : #Actualités, #Elections Régionales, #Laurent Wauquiez, #Claude Bartolone, #Les Républicains, #Valérie Pécresse, #Nicolas Sarkozy

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