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Par Kävin'Ka

L'hebdo "Le Film Français" en pleine tourmente

Les temps sont durs pour "Le Film Français", l'hebdomadaire des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Il serait en perte de vitesse depuis sa vente en 2013 par le groupe d'édition et de presse italien Mondadori (contrôlé par la famille de Silvio Berlusconi). Certes l'excellent ADN éditorial sous l'autorité de Laurent Cotillon, directeur d'édition et rédacteur en chef, a été gardé mais l'âme des fondateurs n'y serait plus et on peut se demander si certains ne manqueraient pas de rigueur vu le temps qu’ils passent à écrire des inepties sur les réseaux sociaux. Et ce n'est pas le rédacteur en chef adjoint, François Pier Pélinard Lambert, qui nous contredira d'autant que son Facebook semble plus pressant à satisfaire des amis au Canada que de promouvoir le magazine qui l'emploie. Sans doute que lui et d'autres gonflés de cet orgueil démesuré des critiques ne supportent peut-être pas qu'on les surnomme dans le milieu "La bande à Kirikou' avec un léger sourire en coin, ce qui ne fait pas très sérieux pour des spécialistes du cinéma et de l'audiovisuel. Pourquoi cette dénomination fantaisiste ? Tout simplement parce que le nouveau propriétaire du "Film Français" n’est autre que la holding française Hildegarde dirigée par un personnage haut en couleur, un certain Réginald de Guillebon qui produit notamment les Triplettes de Belleville mais possède aussi depuis deux ans le grand studio d'animation « Les Armateurs » qui a produit notamment les longs métrages des aventures de Kirikou, cet enfant noir et personnage adoré des enfants qui vit dans un pays d’Afrique imaginaire.

Résultat de ce mauvais esprit ambiant, « Le Film Français », surtout vendu par abonnement et diffusé à environ 3400 exemplaires chaque semaine avec un chiffre d'affaires annuel de 3 millions d'euros grâce à la publicité, ne remplirait pas ses objectifs selon la presse économique. La chute serait amplifiée par une mauvaise approche du site web qui n’est pas à la hauteur de la version papier et l’attente des abonnés, souvent des professionnels, qui exigent de la précision dans le traitement de l’information. Il est vrai que sur la page d’accueil du jeudi 1 octobre 2015 les perles ne manquent pas. De nombreux sigles sont tronqués, comme celui de la SACD, la Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques, devenu juste AC, ce qui est tout de même plutôt gênant. Sur le sujet « Parents mode d’emploi » dont le prime-time sur France 2 a détrôné TF1, la photo qui illustre le papier n’a aucun rapport avec les deux acteurs stars de la sérié télévisuelle, Arnaud Ducret ou Alix Poisson. En effet, on voit juste un chauve se faire menacer d’une arme sans savoir qui il est. Sur le fameux dirigeant audiovisuel Ara Aprikian qui est retourné à TF1, le néophyte en lisant la légende pourrait croire qu’il était juste à Canal +, tout comme le directeur des sports Thierry Thuillier, alors qu’il faisait carrément partie du groupe Canal + et patron notamment de D8 et iTélé, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais le pompon revient à la légende sous la photo de « Je suis à vous tout de suite » qui précise que ce premier film de la scénariste Baya Kasmi « s’empare de la tête d’un quintette de films ». On tombe à la renverse. Chacun sait qu’un quintette n’est pas un nom qui désigne un ensemble, comme peut l’être une quinzaine, mais juste un morceau de musique en cinq parties ou un groupe de cinq musiciens, le plus souvent à vent. C’est sûr en voulant faire stylé « Le Film Français » nous joue du pipeau. Au secours Kirikou !

Tag(s) : #Le Film Français, #Mondadori, #Silvio Berlusconi, #Laurent Cotillon, #Franços Pier Pélinard Lambert, #Kirkoiu, #Hildegarde, #Les Triplettes de Belleville, #Réginald de Guillebon, #Baya Kasmi

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