Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un élevage et une viande plus sains
Un élevage et une viande plus sains

Par Kävin'Ka.

Le monde agricole est en colère, surtout les éleveurs de porc bretons qui en masse, ce jeudi 3 septembre, sont venus pour rien à Paris avec leurs tracteurs pour protester contre la concurrence déloyale. La solution pour sortir de la crise ? Qu’ils arrêtent de faire du porc et se mettent tout simplement au mouton. La demande en la matière avec le nombre croissant de Musulmans est bien plus importante et les Français de souche chrétienne mangent de moins en moins de porc, la viande étant devenue trop mauvaise sans parler du manque d’hygiène alimentaire. Le porc est l’hôte idéal pour les parasites et l’exploitation industrielle entre béton et acier avec les contaminations fécales du lisier ne fait qu’accentuer le développement de la salmonelle, du staphylocoque doré ou de la listeria provoquant nombre de maladies parfois mortelles pour l’homme surtout si la viande est mal cuite. Pour contrer cela, les éleveurs bourrent les animaux d’antibiotiques, ce qui rend la viande encore plus toxique. Tout ceci sans oublier que le lisier formé de l’urine et des excréments pose de véritables problèmes d’élimination et de pollution.

Ne dit-on pas « manger ou transpirer » comme un porc, ce qui n’est pas le cas pour le mouton qui, à l’apposé, s’avère une viande plus saine n’étant pas porteuse de tous ces parasites. On comprend alors qu’il soit l’animal de prédilection des populations pastorales comme celles du Moyen-Orient d’autant qu’elle est plus délicieuse surtout pour l’agneau. Son élevage en bergerie, même industrielle, génère un fumier qui n’est pas toxique et peut être utilisé en maraîchage comme engrais de bonne qualité, tout comme lorsqu’en pâturage le mouton garde le sol propre en broutant l'herbe, ses excréments contribuant à fertiliser le sol. En plus, dans le mouton, il n’y a pas que la viande, le lait des brebis sert à fabriquer de bons fromages, ce qui n’est pas le cas avec une truie, sans parler de la laine dont il n’est pas besoin de rappeler toutes les vertus.

Se mettre au mouton pour les éleveurs bretons serait d’autant plus intéressant que la viande ovine en France est surtout importée pour servir la demande du marché avec une consommation toujours en hausse. Mais leur suggérer d’être aussi intelligent que les Bergers du Nord Est qui ont su investir dans la filière et la développer est sans doute trop compliqué pour eux. Ils préfèrent se plaindre contre le gouvernement et manifester avec leur tracteur. Malgré quelques initiatives, l’élevage ovin français décline ainsi depuis plusieurs décennies. Sur les quelques 515 000 exploitations agricoles françaises, seules 53.000 d’entre elles détiennent des ovins depuis 2011 alors que le nombre en 2000 était de 96 000. Il est loin le temps où le mouton tenait une grande place dans la vie quotidienne des Français qui, autrefois élevaient d’immenses troupeaux comme au Moyen Age, mais qui, hélas, se sont mis au porc avec la Révolution.

Tag(s) : #éleveurs de porc bretons, #colère paysanne, #élevage de moutons, #hygiène alimentaire, #antibiotiques, #lisier, #pâturage, #viande ovine

Partager cet article

Repost 0