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Le nouveau numéro un des ventes de Smartphones français bon marché, Wiko Mobile, ne serait-il qu’une vaste arnaque? Outre les ODR jamais remboursés nombre de clients sont mécontents du manque de fiabilité des appareils fabriqués en Chine. Personnellement j’ai acheté un des nouveaux modèles, le Sunset, qui à chaque fois avait des problèmes de batterie se coupant mystérieusement à la moitié de la charge, ce qui rendait l’autonomie quelque peu précaire. Au bout de trois échanges à la FNAC, j’ai abandonné préférant retrouver une marque plus sérieuse style Samsung ou Sony avec qui je n’ai jamais eu aucun problème. Ceci dit, on pourrait pardonner cette erreur de jeunesse, si Wiko (une PME fondée à Marseille par un certain Laurent Dahan en partenariat avec la société chinoise Tinno) ne se moquait pas ouvertement de ses clients. Impossible de les joindre ! Aucun numéro de téléphone sur le site officiel, l’Espace Client est en permanence en maintenance, le service après-vente se fait par email quant aux demandes commerciales vous avez beau envoyer un email pour savoir où acheter le Kite, un des nouveaux modèles 4G low-cost à moins de 100€, vous attendez toujours la réponse et à la Fnac on est tout autant embarrassé. Certes le produit est bien référencé par l’enseigne et une commande en nombre a été faite, via la centrale d’achat pour la rentrée, mais les vendeurs aussi bien au magasin Ternes où à Boulogne ne peuvent vous donner aucun renseignement quant à la date de livraison même avec la meilleure volonté du monde.

Sans doute que Wiko est une fable version numérique, celle de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf s’apparentant à « une chétive pécore » qui à force d’enflée « en crève » comme l’écrivait si bien La Fontaine. Il est vrai que la marque grâce à une politique commerciale offensive en surfant sur la vague « achetez français », mise si habilement en avant par Montebourg, représente aujourd’hui plus de 30 % des ventes sur internet et plus de 10 % des ventes physiques ce qui le place au 3e rang du marché hexagonale des mobiles. Mais Wiko en grandissant trop vite a sans doute fait l’erreur de multiplier le nombre de ses références se cannibalisant lui-même au détriment d'une véritable politique de bon fonctionnement du matériel et un SAV digne de ce nom. En effet, entre le Hihway, le Getaway, le Starway, le Darkside, le Darkfull, le Darnight, le Darkmoon, le Slide, le Wax 4 G, le Rainbow, le Bloom, le Lenny, le Barry, l’Iggy, l’Ozzy , le Cink, le Cink five, le Cink Peak 2, le Cink Slim, le Cink Slim 2, le Cink King, le Cink Peak… sans oublier le Birdy qui concurrence directement pour cette rentrée 2014 le Kite sur le marché du 4G, le client a vite la tête qui tourne (et on le comprend) d'autant que la fiabilité indispensable n'est pas au rendez-vous. On ne dira pas que la directrice du marketing, Virginie Barbier, n'est pas à la hauteur et qu'elle a comme Wiko la tête qui enfle telle la grenouille de La Fontaine mais quand on se disperse avec autant de références on est en droit de s'interroger tout en se demandant si l'argent mis dans le Beach Tour des plages 2014 et les soirées discothèques promo n' aurait pas été mieux utilisé ailleurs pour consolider l'efficacité et la fiabilité d'un low cost grand public. A moins, comme on le raconte encore en sous mains, que Wiko ne serait en France qu’un simple test laboratoire mondial du chinois Tinno qui posséderait près de 95% du capital de la société.

Kävin’Ka

Pas cher mais pas fiable

Pas cher mais pas fiable

Tag(s) : #high-tech

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